Les bienfaits de l’activité physique chez les jeunes font l’unanimité. L’activité physique a des vertus tant sur le plan de la santé physique que psychique. Non seulement elle contribue à une réduction de risques d’accidents cardiovasculaires, elle concourt également à une augmentation de l’estime de soi chez les jeunes.

Néanmoins, quand il s’agit de loisir, et notamment d’exercice physique, les jeunes ayant une limitation fonctionnelle sont très souvent exclus pour plusieurs raisons. Cette exclusion peut être liée à des contraintes tangibles ou intangibles.

Visibles à l’œil nu, les contraintes tangibles concernent d’une part le manque d’équipements adaptés et l’inadéquation des programmes, et d’autre part, le sous-financement des services. Les contraintes intangibles, quant à elles, ont trait aux aspects émotionnels et à la perception des personnes n’ayant pas de limitation fonctionnelle, mais aussi des jeunes handicapés et de leurs familles. Tous ces éléments constituent un frein à la participation des jeunes handicapés aux cours d’éducation physique offerts dans les écoles et, d’une certaine façon, contribuent à l’augmentation du taux d’obésité chez ces jeunes.

44% des jeunes handicapés sont limités dans leurs activités de loisir à cause de leur incapacité fonctionnelle. Conséquence, le taux d’obésité a tendance à être plus élevé chez ces jeunes. Or, la pratique du sport faciliterait non seulement le développement de leur autonomie, mais aussi l’entraide.

Accessibilité universelle, point de départ de l’inclusion sociale

L’accessibilité universelle c’est le caractère d’un produit, procédé, service, information ou environnement qui, dans un but d’équité et dans une approche exclusive, permet à toute personne de réaliser des activités de façon autonome et d’obtenir des résultats équivalents. Elle est le point de départ de l’inclusion sociale des jeunes handicapés dans le secteur du loisir et du sport. Et ce, par le biais de trois principes importants : l’équité, l’inclusion et l’autonomie. Pour favoriser l’inclusion des jeunes handicapés dans les activités sportives, il est nécessaire d’adapter les choix aux dynamiques qui favorisent ces trois principes.

La recette pour des interventions efficaces

Les acteurs clés du développement d’activités physiques ou de loisirs pour les jeunes ayant une limitation fonctionnelle, c’est-à-dire les intervenants, n’ont pas toujours des astuces concrètes pour agir efficacement. Pour y remédier, les intervenants doivent :

  1. Se renseigner au sujet des jeunes
  2. Adapter les règles et la façon de jouer
  3. Varier les formes de communication pour faciliter la compréhension des consignes
  4. Créer une dynamique de groupe
  5. Modifier l’environnement et le matériel utilisé
  6. Se donner des objectifs et faire vivre des succès pour développer la persévérance des jeunes
  7. Inscrire les jeunes à des compétitions comme le Défi sportif AlterGo qui leur permettra de se donner un objectif pour s’entraîner tout au long de l’année et dépasser leurs limites.

Partenariats et collaboration, vecteurs de l’inclusion sociale

Ces astuces ne sauraient être utiles si les intervenants ne s’impliquent pas activement dans le développement de projets universellement accessibles. Pour ce faire, il est important de développer des partenariats et des collaborations stratégiques pour atteindre l’objectif ultime, qui est de favoriser l’inclusion sociale des jeunes ayant une limitation fonctionnelle dans le loisir et le sport.

Des partenaires tels que l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées (AQPLH), les centres de réadaptation de régions, et les fédérations sportives sont des ressources importantes pour accompagner les intervenants. Les formations continues et la participation à des colloques tels que le Colloque Choisir de Gagner – une initiative du Défi sportif AlterGo soutenue par Québec en forme qui se tient à chaque année en décembre – sont aussi des ressources importantes.