De retour au jeu après 17 ans d’absence, le paralympien Lance Cryderman, qui vient de « ressusciter » un défunt club de boccia, vise à nouveau le sommet.

En 2000, l’Ontarien représentait le Canada aux Paralympiques de Sydney, en Australie. Il a ensuite cessé de jouer pendant plus d’une décennie, avant de ravoir la piqûre l’an dernier.

« Je regardais une webdiffusion d’une compétition nationale en 2017 et je me suis dit que je pouvais encore jouer. J’ai parlé à mon épouse afin d’avoir sa bénédiction, puis j’ai fait les démarches dans le but de m’inscrire comme athlète », explique-t-il.

En avril dernier, l’athlète de 37 ans a décroché une médaille de bronze en compétition nationale durant le Défi sportif AlterGo à Montréal.

Il le dit sans ambages : il souhaite à nouveau représenter sa province au niveau national et son pays sur le circuit international. « Je ne fais pas les choses à moitié! », rigole-t-il.

La chance à d’autres

Il y a peu, Lance a redonné vie au seul club de boccia de sa ville natale, les Shooting Stars de Sudbury, pour lesquels il est entraîneur et joueur.

La petite équipe, dont plusieurs membres n’ont pas d’expérience de compétition, s’entraîne actuellement en vue du Boccia Blast, qui se déroulera à London, en Ontario, le mois prochain.

« Mes coéquipiers ont très hâte parce que cette compétition est de niveau national et opposera des athlètes de partout au Canada. C’est plutôt difficile de trouver des événements sanctionnés », confie l’entraîneur des Shooting Stars.

En plus de la compétition, M. Cryderman collabore avec l’Association sportive ontarienne de la paralysie cérébrale dans le but d’implanter Boccia Bratz, un programme d’initiation au boccia destiné aux jeunes.

« Je crois fermement qu’il faut rendre ce sport accessible à d’autres, leur permettre d’avoir les opportunités que j’ai eues », dit-il.

L’AVIS DE JOUEURS D’ÉLITE

Un membre actuel du Groupe national d’entraînement de Boccia Canada voit d’un bon œil le retour d’un ancien membre.

« S’il a toujours la passion, c’est bien », juge le Montréalais Benoît Ostiguy, qui convoite une place dans la sélection canadienne aux Paralympiques de 2020.

Selon une autre athlète du Groupe, ses coéquipiers de classification BC3 et BC4 sont des athlètes relativement nouveaux, mais qui ont tout de même du succès et représentent de sérieux prétendants aux podiums internationaux.

« Nous poursuivrons notre entraînement et continuerons de connaître du succès à l’international afin de nous qualifier pour nos deuxièmes Paralympiques, à Tokyo », évalue la Montréalaise Alison Levine.