Retourner aux portraits d’athlètes 2010
Même si l’athlétisme en fauteuil roulant est un sport individuel, il faut dire que Diane Roy et Sarah White font équipe! Et selon les dires de la triple médaillée des Jeux paralympiques de Pékin, cette collaboration s’est amorcée il y a quelque temps déjà.
J’avais croisé Sarah l’été et elle avait une vieille paire de roues sur son fauteuil. Je lui ai dit que j’en avais une vielle paire, meilleure que la sienne, alors je la lui ai donnée
, explique la vétéran de l’équipe nationale qui compte quatre participations aux Jeux paralympiques.
Si l’athlète de Hatley n’a pas hésité à venir en aide à une athlète de la relève, c’est avant tout pour redonner à son sport, car elle sait très bien l’impact que peuvent avoir les athlètes d’élite chez les plus jeunes.
C’est l’exemple que l’on m’a donné lorsque j’étais plus jeune. À Sherbrooke, alors que je commençais à faire de l’athlétisme, je côtoyais des gens de l’élite comme André Viger et Marc Quessy. Et c’était motivant, alors je me dis que si ce l’était pour moi, ça le serait aussi pour les autres. Ils m’ont montré les bonnes choses dès le début et c’est important, car ça permet aux jeunes de partir sur de bonnes bases.
Non seulement Diane Roy croit en l’importance de motiver les athlètes, cette idée est encore plus importante auprès des jeunes filles, qui sont moins nombreuses à pratiquer du sport de compétition en fauteuil roulant.
Il n’y a pas beaucoup de filles qui font de la course. Et quand il y en a, c’est difficile de les garder dans le sport. Sarah a un bon gabarit pour ce sport, elle est bonne, toute petite et elle a du potentiel. Et j’aimerais qu’elle aime ça, alors si je me dis que si je lui donne l’exemple, peut-être qu’elle voudra continuer. Par contre, elle est à un âge où elle veut essayer plusieurs sports et peut-être qu’elle trouvera celui qu’elle voudra pratiquer sur une plus longue période.
Diane Roy ne devrait pas se faire trop de souci, car sa protégée est bien déterminée à s’entraîner en prévision des courses du Défi sportif, car elle fait entre deux ou trois séances de rouleau stationnaire par semaine.
Faire du rouleau, c’est assez plate merci!
lance Roy en riant, ajoutant qu’il faut être drôlement motivée pour faire ces entraînements monotones.
Diane Roy croit que c’est à force de participer à des compétitions que les jeunes sportifs décideront d’emprunter cette voie.
Il faut faire des compétitions pour s’améliorer et c’est encore plus vrai lorsque l’on course dans la même catégorie que les meilleurs. C’est ce que j’aime du Défi sportif : il y a souvent de nouveaux athlètes et c’est une des seules courses au Québec, alors tout le monde gagne en visibilité.