Retourner aux portraits d’athlètes 2010
Une grande joie émane de la voix d’Émilie Fournier lorsqu’elle parle du sport qu’elle pratique depuis environ six ans, le boccia. C’est que l’athlète consacre beaucoup d’énergie à sa passion et rêve d’atteindre les plus hauts sommets.
Tout a commencé à l’école Madeleine-Bergeron, à Sainte-Foy, en 2003. C’est à ce moment que la Lévisienne fait ses débuts dans un sport qui lui fera vivre plusieurs belles expériences.
Émilie pratique le boccia plus sérieusement depuis 2005, sous la supervision de son père Alain, qui est aussi son entraîneur. Il m’a beaucoup aidée à m’améliorer. Déjà, cette année, je m’entraîne encore plus et j’adore ça.
Depuis 2006, le Défi sportif est l’une des compétitions à son calendrier, même si elle a dû passer son tour l’année dernière puisqu’elle emménageait dans son premier appartement.
C’est une grosse compétition, où j’apprends à mieux connaître plusieurs personnes. Chaque année, c’est comme un rêve pour moi d’y participer
, précise-t-elle à propos de l’important rendez-vous.
Même si elle aimerait un jour se frotter aux meilleurs de la planète, l’athlète de 22 ans reste réaliste tout en se rappelant, comme François Bourbonnière, que le boccia demeure un jeu. Je veux juste me rendre le plus loin possible dans mon sport et m’améliorer le plus que je peux.
Comme un peu tout le monde, Émilie voue une grande admiration à certaines personnes, des modèles en quelque sorte. Ils m’inspirent beaucoup dans mon sport.
Incidence directe des conseils et petits trucs de certains de ceux-ci, sa principale lacune lui nuit de moins en moins. J’avais de la difficulté à me concentrer quand j’ai commencé le boccia et c’est un point faible que j’ai beaucoup amélioré.
J'apprends aussi plein de choses sur mon sport quand je vais en compétition parce que j'adore regarder les autres jouer au boccia.
Martin Pichette, ancien membre de l’équipe nationale, est l’un de ceux qui jouent un peu le rôle de mentor auprès de l’athlète de Saint-Apollinaire. La première fois que j’ai participé à une compétition, il m’a dit : Vas-y, tu vas être capable. Ça m’a mise en confiance.
Il m’a déjà dit un jour : Je me suis rendu loin, mais tu vas être capable de te rendre encore plus loin. Ses encouragements m’aident à me dépasser et à ne pas abandonner malgré mon handicap.