Retourner aux portraits d’athlètes 2010
Pour de jeunes athlètes, l’impressionnante carrière de François Bourbonnière ne peut être qu’inspirante. Celui qui entame sa 18e année de pratique du boccia a en effet déjà participé à trois Jeux paralympiques, ceux d’Atlanta en 1996, de Sydney en 2000 et d’Athènes en 2004.
« Oublié » pour les Jeux de Pékin, en 2008, il ne s’est pas laissé abattre et est revenu en force l’automne dernier à la Coupe des Amériques.
Malgré son important bagage, le Montréalais a toujours été chaleureux dans ses échanges avec ses coéquipiers, adversaires et entraîneurs. Le boccia, il en a toujours fait la promotion.
Je transmets ma passion de mon sport en donnant des conseils et en partageant des stratégies de jeu. Mais je rappelle aussi que le boccia reste un jeu, même si moi-même parfois je l’oublie
, rigole-t-il.
J’essaie de partager mes expériences. Les jeunes, ce sont eux qui vont faire que mon sport va continuer à grandir et à devenir encore plus populaire. C’est important que le Québec reste une province dominante au niveau du boccia.
Depuis quelques années, il y a de plus en plus de jeunes qui jouent. C’est plaisant de voir mon sport se développer. C’est une source de motivation pour les vétérans pour ne pas se faire battre par les jeunes qui poussent
, avoue François, qui a lui-même bénéficié de l’expérience d’un mentor à ses débuts.
Sylvie Sauvé, médaillée de bronze à l’épreuve du 100 m catégorie T36 aux Jeux paralympiques de Séoul, a été une inspiration pour l’athlète de 35 ans, qui pratiquait alors le lancer du poids.
Je l’ai connue au début de ma carrière dans le sport. Mon objectif était d’aller aux Jeux paralympiques. Sylvie m’a encouragé à tenter ma chance au boccia, un sport qu’elle avait regardé à Séoul. Elle pensait que je pourrais devenir un bon joueur
, explique, humblement, le Sorelois d’origine.
À mon premier tournoi, une athlète de l’équipe canadienne, Debbie Willows, a parlé de moi à Sylvie. Elle lui avait dit qu’elle trouvait que j’avais le potentiel pour faire l’équipe nationale.
Rapidement, la carrière de François a pris son envol, un peu par ailleurs grâce au Défi sportif. Les gens du Défi ont accordé de plus en plus d’importance au boccia. Il y a eu plusieurs camps de sélection de l’équipe canadienne qui ont eu lieu dans le cadre du Défi.
C’est maintenant au tour d’un des meilleurs joueurs au pays des 15 dernières années d’inspirer les autres. Je suis la preuve que c’est possible d’atteindre un haut niveau de performance. J’ai toujours la passion du jeu, même après 18 ans. Je pense que c’est important pour moi de montrer l’exemple.