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Le Défi sportif 2010, présenté par Hydro Québec : Choisir de gagner.

Jean-Marie Lapointe

Un artiste dévoué…

Le Défi sportif peut se targuer de compter dans ses rangs des gens d’exception. Jean-Marie Lapointe, artiste de talents et de cœur, est reconnu sur toutes les scènes : musique, radio, télévision et cinéma. Si sa carrière professionnelle l’a amené à donner la réplique à son père dans Faces à Farces ou à jouer au petit écran dans Le 7e round et 450 chemin du golf, il a choisi ses causes pour nourrir sa démarche sociale et spirituelle.

Alors qu’avec l’organisme Leucan, Jean-Marie Lapointe accompagne de jeunes enfants atteints de cancer en phase terminale, il s’implique également à la maison de transition l’Éclaircie qui vient en aide aux personnes souffrant de troubles alimentaires. Porte-parole de la Fondation Le Grand Chemin, il soutient le rétablissement des adolescents pris avec une problématique de toxicomanie, d’alcoolisme et/ou de jeu pathologique, et il n’est secret pour personne que les Centres Jean Lapointe, venant en aide aux jeunes qui vivent avec des problèmes de toxicomanie et d’alcool, lui tiennent particulièrement à cœur.

Au Défi sportif, Jean-Marie Lapointe est plus qu’un porte-parole, il est engagé auprès des jeunes qui, tout au long de l’année, déploient leurs efforts pour aller au-delà de leurs limites.

Plus que du sport…

L’exercice physique constitue un mode de vie pour Jean-Marie Lapointe. Grand sportif, il excelle dans une multitude de sports et surtout il se passionne pour le bateau-dragon dont il a remporté, avec son équipe, le Championnat du monde à Prague en décembre 2009.

Au-delà de la pratique, le sport renforce l’estime de soi et permet de se valoriser, de se fixer des buts qui amènent le dépassement de ses limites. Peu importe ce que l’on vit, on a toujours le choix et il n’y a personne qui ne peut nous enlever cette liberté-là. Et quand tu choisis de gagner, tu choisis aussi les moyens pour accéder à ta victoire. Que ce soit au sport scolaire ou au niveau international, les athlètes se fixent des buts. Je pense que dès qu’on est déterminé d’aller au bout de soi-même, et d’atteindre nos buts, ça facilite notre mission, notre cheminement. Lorsque tu montes sur un podium, c’est la récompense ultime de l’entraînement auquel tu t’es souscrit et des sacrifices que tu as faits. Chaque fois, on vit un rêve. Au Défi sportif, quand tu vois la fierté des jeunes, ça n’a pas de prix.

Pour Jean-Marie, cette fierté est également alimentée par la reconnaissance du public qui applaudit et félicite l’exploit de ces jeunes et de ces athlètes qui embrassent leur différence.

Célébrer la différence…

Narrateur, intervieweur et participant dans le film Trisomie 21/Le défi Pérou, Jean-Marie Lapointe est sensible à la place qui est faite aux personnes handicapées dans la société et souligne la richesse des échanges et l’importance de ce que les personnes différentes nous apporte à tous. Le manque de contact alimente le malaise. Il y a un jugement. Quand on voit une personne lourdement handicapée, on a tendance à ressentir de la pitié, et à faire de la projection : J’aimerais pas être à sa place. Ça peut être transformé en compassion. Le malaise se dissipe à force d’être en contact avec la différence. Ils ont à nous apprendre la patience, la tolérance, le non-jugement. Au Défi sportif, on célèbre la différence, on l’applaudit et la pointe du doigt dans le bon sens. Les jeunes se sentent aimés et appréciés.

Et Jean-Marie se sent particulièrement proche de ces jeunes.

Son carburant : la relève…

Un de mes chouchous au Défi sportif est le sport scolaire. C’est certain que c’est la relève.

Comme Chantal Petitclerc et plusieurs autres athlètes de calibres national et international, d’autres jeunes goûteront au Défi sportif dans le volet scolaire pour ensuite propulser leur carrière sportive sur la scène internationale. Pour Jean-Marie, il est important d’encourager des personnes en bas âge ou au début de l’adolescence et de les pousser à développer leurs talents puisqu’on ne sait pas jusqu’où ça les mènera. Dans ce sens là, le Défi fait bien de le souligner. Ces jeunes-là ont une force de vivre extraordinaire et c’est important de montrer qu’on croit en leur potentiel. C’est une belle façon de souligner et de célébrer la différence. Et si on commence avec les jeunes, je crois qu’on remplit drôlement bien notre mandat.

Aussi, en côtoyant des athlètes professionnels qui, comme eux, sont handicapés, les jeunes se trouvent en contact privilégié avec une source d’inspiration. Parce que Chantal vit avec un handicap physique, beaucoup de jeunes se reconnaissent en elle et se disent que si Chantal a été capable, et bien, eux aussi. Quand Chantal gagne, c’est une petite victoire pour toutes ces personnes qui vivent avec une différence ou un handicap.

Et pour celui qui œuvre à mettre son cœur, son âme et son amour dans le Défi sportif, c’est en côtoyant ces jeunes qu’il trouve l’inspiration de vivre ce qu’il a de plus beau en lui et de poursuivre son rôle au Défi sportif. C’est sûr qu’il reste encore beaucoup à faire. Malgré qu’on en soit à la 27e édition, on ne peut pas prendre pour acquis que le Défi sportif est connu de tous. On a un travail de sensibilisation à faire. La partie n’est pas gagnée.

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