La sénatrice et multiple médaillée olympique Chantal Petitclerc, porte-parole de longue date du Défi sportif AlterGo, a récemment témoigné de l’importance qu’ont eue plusieurs figures déterminantes dans sa vie.

« Il existe deux sortes de défis dans la vie : ceux qu’on choisit et ceux qu’on ne choisit pas. Dans mon cas, le plus gros que je n’ai pas choisi est l’accident qui m’a rendue paraplégique. Un défi que j’ai bien relevé grâce aux gens autour de moi », a-t-elle indiqué.
Au cours de l’automne, Mme Petitclerc s’est adressée à des bénévoles du Réseau BIBLIO CQLM (Centre-du-Québec-Lanaudière-Mauricie) à Trois-Rivières. Elle a notamment raconté avoir rapidement compris qu’elle aurait à s’adapter à la suite de son accident survenu il y a 35 ans, près de son Saint-Marc-des-Carrières natal.

« À 13 ans, j’ai été la première personne en fauteuil roulant que j’avais rencontrée », a lancé, en riant, l’ancienne athlète de course en fauteuil roulant.

« Ce que j’ai retenu, c’est que dans des situations où tout semble échapper à ton contrôle, il ne te reste peut-être que la maîtrise de tes émotions, de ton attitude et de la façon dont tu feras face à l’adversité », a poursuivi la Canadienne la plus médaillée de l’histoire des Jeux paralympiques.

EFFET INDIVIDUEL

Selon Mme Petitclerc, sa famille et les gens autour d’elle lui ont permis de réaliser très rapidement que sa vie en fauteuil roulant prenait une autre direction.

La sénatrice a notamment fait mention de son ancien professeur d’éducation physique du secondaire, Gaston Jacques, qui l’a amenée nager trois jours par semaine, de secondaire 1 à 5. Arrivée au cégep, elle était « en super forme », autonome, confiante en elle, « en paix avec le fait d’être en fauteuil roulant » et prête pour un nouveau défi : l’athlétisme en fauteuil roulant.

« C’est le symbole de l’impact et de la différence qu’on peut avoir comme individu », a partagé la détentrice de 21 médailles paralympiques.

La porte-parole du Défi sportif AlterGo depuis 1998 a également mentionné les rôles joués par d’autres personnes dans son cheminement. Elle a notamment évoqué le soutien que lui a accordé son premier entraîneur d’athlétisme en fauteuil roulant, Pierre Pomerleau, la source d’inspiration qu’a été le grand Paralympien québécois André Viger et même la source de motivation qu’a été « Michel », un ex-coéquipier que la jeune Chantal Petitclerc ne pensait qu’à surpasser à chaque entraînement.

« Il y a eu des gens extraordinaires sur mon parcours », a-t-elle confié à son public.

Sur la photo du haut : La sénatrice et médaillée paralympique Chantal Peticlerc, au Défi sportif AlterGo en 2018. (Photo : Farah Halloum)

Sur la photo du bas : Une médaille d’or remportée par Chantal Peticlerc aux Jeux paralympiques de 2008 à Pékin.  (Photo : gracieuseté)