Natalie Barceló et Lucie Pelletier sont heureuses de se consacrer corps et larmes (!) au Défi sportif AlterGo depuis plus de trois décennies.

Natalie donne de son temps et de son expertise au plus grand événement multisport annuel au Canada depuis 1990. Cette année encore, cette physiothérapeute coordonne le recrutement et la gestion d’une trentaine de spécialistes au sein de l’équipe médicale Kinatex, un partenaire de l’événement. « Aussitôt que commence le ‘‘Défi’’, je comprends pourquoi j’y ai consacré autant d’énergie dans les mois précédents », dit-elle.

Pour sa part, Lucie est bénévole pour le Défi sportif AlterGo depuis 1989. Cette passionnée de sport pour personnes handicapées a occupé plusieurs fonctions, notamment sur la route, au Complexe sportif Claude-Robillard (CSCR) et à l’aéroport international Pierre-Eliott Trudeau de Montréal. Cette année, elle coordonne l’équipe qui accompagne les athlètes étrangers à leur arrivée à l’aéroport, ainsi qu’à leur départ. Elle représente en quelque sorte le premier et le dernier sourire que voient les athlètes venant de l’extérieur du Canada. « Le Défi, c’est une affaire de cœur, ça fait partie de ma vie », témoigne celle qui fait partie des 1300 bénévoles de l’édition 2019.

Ambassadrices

Natalie et Lucie ont toutes deux « amené » des membres de leur entourage au sein de l’équipe de bénévoles du « Défi » : trois fils pour la première, une sœur pour la deuxième. Le fils aîné de Natalie s’investit déjà depuis 10 ans, particulièrement lors de cérémonies de remises de médailles. « Aider les autres, c’est une bonne action que j’aime faire », explique simplement Massimo.

Pour inciter d’autres personnes à l’imiter, Lucie mentionne à quel point on peut s’attacher au Défi sportif AlterGo. « L’amour pour le « Défi », c’est contagieux : Une fois qu’on y goûte, on ne peut plus s’en passer », image-t-elle.

Lorsqu’elle s’adresse à d’autres bénévoles de milieux sportifs amateurs – des arbitres ou des juges de ligne, par exemple – elle leur parle de l’apport social qu’ils peuvent avoir. « J’évoque le fait qu’on peut occuper des postes techniques au Défi sportif AlterGo et qu’en plus, l’événement amène quelque chose d’humain, entre autres grâce à la présence des athlètes du volet scolaire », explique-t-elle.

Pour sa part, Natalie, qui a fait partie de l’équipe médicale des Jeux paralympiques de 2004 à Athènes, insiste sur l’unicité du Défi sportif AlterGo. Elle apprécie et fait valoir le fait que l’événement permet de voir des athlètes de tous les niveaux. « C’est tellement énorme comme événement! Plus de gens devraient y assister », juge celle qui entame une maîtrise en sciences de la réadaptation, dont le projet a été inspiré par des athlètes de parasports du Défi sportif AlterGo.

Le « Club des pleureuses »

Sans complexe, Natalie et Lucie s’avouent membres du « Club des pleureuses ». Ce terme désigne affectueusement des bénévoles et employés – dont la fondatrice du Défi sportif AlterGo, Monique Lefebvre –, qui fondent inévitablement en larmes en voyant de jeunes athlètes entrer au CSCR durant les cérémonies d’ouverture.

« Même après 30 ans, ces cérémonies sont toujours aussi touchantes pour moi », confie Natalie.

« En voyant les jeunes arriver, c’était immanquable, la fontaine partait, surtout après avoir travaillé si fort durant les mois précédents, notamment pour augmenter le nombre d’écoles participantes », se souvient Lucie.