Elles se prénomment Alexia et Norah Tremblay et elles sont âgées de six ans. Elles habitent Les Escoumins, mais cela ne les a pas empêchées de prendre la route avec leurs parents et parcourir plus de 500 kilomètres afin d’être présentes mardi pour leur tout premier Défi sportif AlterGo.

Les jumelles Tremblay ont toutes deux mis leur peur et leur nervosité de côté pour prendre part au 50 mètres en fauteuil roulant. « À force de participer, ça ne les dérangera plus ! » mentionne leur maman Marie-Ève Morneau.

Arrivée il y a deux jours, la famille en est à sa première visite à Montréal. « Je trouve que c’est une belle expérience pour mes filles. Nous pouvons leur montrer qu’elles sont capables de faire plus et de se dépasser. Elles peuvent voir et connaître autre chose afin de réaliser qu’elles ne sont pas si limitées et qu’elles sont capables de faire des choses.

Les deux élèves de l’école Marie-Immaculée se sont entraînées dans leurs cours d’éducation physique afin d’être prêtes pour leur course. « Elles ont beaucoup pratiqué à l’école. Je ne savais pas comment elles allaient réagir avec la foule et les autres concurrents autour d’elles. Ç’a bien été et je suis fière d’elles. Je suis vraiment contente de ce qu’elles ont fait », explique la maman avec émotion.

C’est après avoir entendu parler du Défi sportif AlterGo par d’autres familles dans la région de Québec que Madame Morneau a inscrit la semaine du 29 avril à son calendrier. Et elle ne regrette pas, impressionnée par les encouragements qui fusent de partout dans la salle omnisports du Complexe sportif Claude-Robillard. « Ça crie beaucoup ! J’ai toujours considéré que les parents d’enfants différents formaient une grosse famille. Ça permet de valoriser nos enfants pour qu’ils soient fiers d’eux et qu’ils se dépassent. C’est un bel exemple ici », note-t-elle.

Même si Alexia et Norah ont toutes deux une polymyopathie sensitivomotrice, une maladie neuromusculaire dégénérative, le sport est très présent dans leur vie. « Je veux les faire bouger le plus possible, car je trouve que ça peut faire ralentir leur maladie dégénérative, souligne Marie-Ève Morneau. Je veux aussi leur montrer qu’elles sont capables de faire plus et qu’elles peuvent avoir des capacités et faire des activités. »

Même si la famille est à plus de six heures de route de la maison, chaque kilomètre parcouru a valu la peine.  « J’ai adoré ça. C’est sûr qu’on revient l’an prochain. »