Que ce soit pour la première, la deuxième ou la quatrième fois, beau temps, mauvais temps, le mini-marathon du Défi sportif AlterGo est toujours aussi populaire. Mercredi, 2160 athlètes se sont élancés sur la ligne de départ pour parcourir 1 ou 3 kilomètres à la course à pied, en fauteuil roulant, en tricycle, en vélo ou à l’aide d’une marchette au parc Jean-Martucci à Montréal.

Lena Villeneuve, 8 ans, est de celle qui en est à une première participation. En cours d’éducation physique, elle a appris à aimer la course.  « Je suis venue au Défi sportif pour m’entraîner », explique la jeune athlète qui adore son expérience de courir entourée de plusieurs autres élèves d’autres écoles. « C’est dur, mais c’est quand même cool. »

Selyan Rahmani n’avait pas envie de rater le Défi sportif AlterGo cette année, lui qui avait été initié en 2018. Pour une simple bonne raison. « Parce que c’est cool ! » explique d’entrée le jeune coureur de 10 ans qui aime participer à l’événement pour le mini-marathon et pour les médailles, bien sûr ! « Je me suis pratiqué dans les cours d’éducation physique. »

Son enseignante Isabelle-Annie Mondou à l’école Saint-Anselme accompagne des élèves depuis presque 10 ans au Défi sportif AlterGo. Un incontournable pour l’établissement scolaire. L’entraînement pour le rassemblement fait même partie de la programmation dans les cours d’éducation physique. « Les enfants se préparent d’avance et ils adorent ça. »

Des parahockeyeurs transformés en coureurs

Le mini-marathon du Défi sportif AlterGo, c’est du sérieux à l’école Joseph-Charbonneau.

S’ils participeront aussi au tournoi de parahockey plus tard cette semaine, Mathieu Auclair, Wilfred Do et Raphaël Simoneau étaient tous les trois sur la ligne de départ du mini-marathon pour l’épreuve de 1 kilomètre en fauteuil roulant.

Les trois sont passés par une étape de qualifications à leur école avant de prendre le départ mercredi. « Heureusement j’ai réussi ! » raconte Mathieu Auclair sera aussi du parahockey ce week-end. « Je suis content, car je suis un gars assez compétitif alors je tenais absolument à me qualifier. »

Mathieu Auclair a pris l’entraînement très au sérieux.  « J’ai un cours d’endurance à l’école et à tous les cours, j’ai fait des tours de gymnases et un cardio de 12 minutes. Je suis donc bien entraîné pour venir ici. »

Grand sportif, Wilfred Do était très heureux de représenter son école pour la première fois.  « Je suis une personne qui aime le sport et la compétition. Le Défi sportif, c’est vraiment cool pour moi », explique celui qui était un peu nerveux avant sa course. « Je pense que ça sera un peu difficile, car ce sera ma première fois. Je pense que je vais bien faire ça », mentionne l’athlète qui en plus de s’entraîner à l’école a pu se pratiquer au parc avec son père.

L’épreuve de 1 kilomètre en fauteuil roulant est plutôt un prélude pour Raphaël Simoneau qui en parcourra dix fois plus samedi prochain dans le cadre de la Classique Chantal Petitclerc. À sa quatrième participation au mini-marathon, il n’avait qu’un objectif, faire mieux que l’année dernière. « Je suis bien entraîné alors ça va bien aller. »

 Au mini-marathon en duo

Afin de rendre le mini-marathon le plus accessible possible, le Défi sportif a permis à certains athlètes en fauteuil d’être poussés par des accompagnateurs. Grâce à l’entreprise Kartus, Ginette Brouillard, de l’École régionale du Vent-Nouveau, a donc fait équipe dans la course de 1 kilomètre son élève Emma qui était pour l’occasion assise dans un fauteuil bien spécial.

Dans un effort de promouvoir l’inclusion dans les courses à pied au Québec, Philip Oligny, président et concepteur de Kartus, a produit un fauteuil performant, léger et pliant, construit avec des pièces standards le rendant facile d’entretien.

« C’est conçu pour la course de performance et cela permet de briser l’isolement », explique Philip Oligny.

Ginette Brouillard a fait partie de ceux qui ont pu expérimenter le modèle Kartus. « Avec une bonne vitesse et un bon pas, ça va super bien. Pouvoir participer au mini-marathon en duo, c’est vraiment bien ! »

Pendant que Madame Brouillard poussait, que faisait Emma ? « Elle chantait ! » conclut-elle en riant.